Cécile Cuny

Urbanisme participatif

  • Prise en compte des usages et des usagers en urbanisme

Cours dispensé à l’Ecole d’Urbanisme de Paris en 2015-2016, dans le cadre du M1 Urbanisme et Aménagement, en collaboration avec Laura Seguin, doctorante à l’Université de Tours.

Ce cours compare les contextes socio-historiques, intellectuels et militants dans lesquels la question des usages et de leur prise en compte a été formulée dans le champ de l’urbanisme et de l’aménagement. Il analyse différentes formes d’implication des habitants dans un processus de projet en aménagement et urbanisme ainsi que différentes situations ou expériences de prise en compte des usages / des usagers dans les politiques publiques urbaines.

Textes et documents étudiés en cours

Métropole en ébullition, bande-dessinée restituant la démarche prospective et participative « Amiens 2030 ».

Thomas Aguilera, « Gouverner les illégalismes. Les politiques urbaines face aux squats à Paris », Gouvernement et action publique 2012/3 (n° 3), p. 101-124.

Sherry R. Arnstein, « A Ladder of Citizen Participation », Journal of the American Institute of Planners, 35 (4), 1969, 216-224

Hélène Bertheleu, Catherine Neveu, 2006, « De petits lieux du politique : individus et collectifs dans des instances de « débat public » à Tours, Espaces et Sociétés, n° 123, p. 37-51

Loïc Blondiaux, 2000, « Prise de parole et délibération dans les conseils de quartier du vingtième arrondissement de Paris », Hermès, n° 26-27, p. 323-338

Marion Carrel, Julien Talpin, 2012, « Cachez ce politique que je ne saurais voir ! Ethnographie des conseils de quartier roubaisiens », Participations, n° 4, p. 179-206

Florence Cormarmond, 2012, « Hameau découvert, élaboration collective d’un éco-hameau », 40 minutes.

« Apprendre à travailler ensemble » (35’), film d’Agnès Deboulet sur la restitution de huit ateliers de quartier à Vitry-sur-Seine dans le cadre d’une recherche PICRI sur la participation en urbanisme.

Nicolas D’Andréa, Pascal Tozzi, 2014, « Jardins collectifs et écoquartiers bordelais : de l’espace cultivé à un habiter durable ? », Norois, 231 (1), p. 61-74

Camille Gardesse, 2011, « L’évaluation de dispositifs participatifs par l’analyse de leurs effets : le cas de la « concertation » pour le projet de réaménagement des Halles de Paris, 2002-2010 », communication à la deuxième journée doctorale sur la participation du public et la démocratie participative, École des hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 18 octobre 2011.

Luisa Moretto, 2010, « Coproduction du service d’eau et recomposition de l’espace intra-urbain dans la périphérie sud de Caracas », Espaces et sociétés, 143 (3), p. 81-99.

Héloïse Nez, 2011, « Nature et légitimités des savoirs citoyens dans l’urbanisme participatif. Une enquête ethnographique à Paris », Sociologie, 4 (2), p. 387-404.

Interview d’Yves Raibaud, « Genre et urbanisme : « La ville est un espace de loisir pour les hommes » », Les Inrocks.

Laura Seguin, 2013, « Faire entendre la parole des citoyens par le recours au film. Analyse d’un panel de citoyens dans la gestion de l’eau », Participations, vol. 3, n°7, p. 127-149

Yves Sintomer, Carsten Herzberg & Anja Röcke, 2008, Les budgets participatifs en Europe. Des services publics au service du public, Paris, La Découverte, p. 224-237

Julien Talpin, 2006, « Jouer les bons citoyens. Les effets contrastés de l’engagement au sein de dispositifs participatifs », Politix, 75 (3), p. 13-31.

Pascal Tozzi, 2013, « Ville durable et marqueurs d’un « néo-hygiénisme » ? Analyse des discours de projets d’écoquartiers français », Norois , 227 (2), p. 97-113

  • L’action publique travaillée par les usages

Cours dispensé à l’Institut Français d’Urbanisme puis à l’Ecole d’Urbanisme de Paris de 2011 à 2015, dans le cadre du parcours de M2 Villes, Services, Usages, en collaboration avec Caroline Gallez, chargée de recherches à l’IFSTTAR.

Le cours porte sur les espaces ou les objets de rencontre, d’interaction, de tensions, entre ceux qui produisent l’action publique urbaine (c’est-à-dire les producteurs patentés de politiques publiques, mais aussi les acteurs qui y contribuent plus indirectement) et ceux qu’on nomme les « usagers » ou « bénéficiaires » de cette action. Quels sont les lieux où ces deux sphères interagissent et comment décrire et analyser ces interactions ?

Le cours débute par plusieurs séances de contextualisation, qui traitent des évolutions de l’action publique locale en Europe et de la législation ou des dispositifs de concertation dans différents pays européens.

Les séances suivantes sont consacrées à la présentation d’expériences concrètes de la participation ou de l’analyse des usages. Elles permettent d’aborder les notions de savoirs d’usage, d’interroger le rôle des professionnels et des outils de la participation, d’analyser les modalités de la prise en compte des savoirs des usagers dans la conception des projets urbains. Différents types de témoins sont sollicités, des chercheurs mais aussi des acteurs issus de collectivités locales, opérateurs de services, bureaux d’études, associations.

%d blogueurs aiment cette page :